Le point de l'examinateur

Août 2015

DANS L’INTÉRÊT PUBLIC

J’espère que vous passez tous un bel été. Tout d’abord, merci à toutes les personnes qui ont répondu au point de l’examinateur de juillet dans lequel je signalais quelques orientations clés envisagées pour mon rapport. J’apprécie votre reconnaissance du degré de transparence que nous avons adopté dans le cadre de cet examen.

Mon rapport est en cours de rédaction avec le soutien de notre petite équipe spécialisée en politiques; je prévois une première ébauche complète d’ici au début du mois de septembre. Je poursuis en même temps une discussion ouverte et transparente avec l’Ordre des métiers de l’Ontario (l’Ordre) et avec le ministère de la Formation et des Collèges et Universités. Je tiens cependant à vous assurer que les orientations et les recommandations du rapport, bien qu’éclairées en majeure partie par ce que j’ai entendu lors de nos consultations à l’échelle de la province, seront exclusivement les miennes et non celles de ces institutions.

En réfléchissant à ce projet, une chose m’a frappée : avec cet examen, nous franchissons collectivement les premières étapes importantes pour envisager les réalités de l’apprentissage, de la formation et du rôle de réglementation de l’Ordre dans l’optique de l’intérêt public. Il est important de le souligner.

La création de l’Ordre a entraîné un très important transfert de droits et de responsabilités de la supervision du gouvernement vers les métiers spécialisés de la province. L’Ordre a assumé de lourdes responsabilités dans des secteurs importants et significatifs de la réglementation.  

Le privilège de l’autoréglementation accordé au secteur des métiers s’accompagne de la responsabilité législative de placer l’intérêt du public avant les intérêts du secteur des métiers. Ce devoir de servir et de protéger l’intérêt public est partagé par d’autres ordres professionnels autoréglementés en Ontario, comme les ordres de réglementation des professionnels de la santé. Cette responsabilité a été introduite dans le secteur des métiers en Ontario avec l’adoption de la Loi de 2009 sur l’Ordre des métiers de l’Ontario et l’apprentissage, qui a créé l’Ordre en tant qu’ordre professionnel réglementaire et autogéré.

Le concept d’« intérêt public » n’est pas facile à définir et varie selon les contextes. Dans un contexte réglementaire, il traite de l’importance de processus transparents, inclusifs et rigoureux, avec des cadres de prise de décisions clairement compréhensibles et impartiaux. Il nécessite aussi une approche équilibrée à l’égard des intérêts des consommateurs et des citoyens, des intérêts commerciaux et des valeurs sociétales canadiennes plus larges.

De manière importante, dans le contexte d’institutions représentant un large éventail d’intervenants ayant des intérêts très divers, l’intérêt public souligne la nécessité de trouver un équilibre raisonnable entre ces intérêts. C’est une responsabilité que je ressens en effectuant cet examen. C’est une responsabilité que nous partageons tous.

Cela ne signifie pas pour autant que le test de l’intérêt public devrait l’emporter sur tous les autres intérêts en tout point et quel que soit le sujet. Mais cela veut dire que l’intérêt public doit être considéré dans tous les aspects du processus de prise de décisions à l’Ordre. Et cela veut aussi dire que l’intérêt public doit prévaloir sur les intérêts privés.

Le conseil d’administration et le personnel hautement compétent de l’Ordre, se sont penchés sur la signification et sur l’impact de leurs responsabilités collectives d’effectuer leur travail et d’assumer leurs responsabilités dans une optique publique. Même si cela ajoutera tout d’abord une autre couche de complexité à un environnement déjà compliqué, ce sera aussi un guide important dans la prise de décisions en matière de politiques, de développement de programmes et de prestation de services.

Les exigences liées à une optique d’intérêt public m’ont certainement aidé à songer aux questions que je devais considérer, comme cela a été le cas dans mon travail antérieur au sein du gouvernement et dans d’autres examens. Ce n’est pas toujours facile à faire et cela a rendu mon travail dans le cadre de cet examen d’autant plus complexe, alors que je dois naviguer entre de puissants intérêts institutionnels de longue date. Mais c’est la bonne chose à faire et cela produira presque inévitablement les meilleurs résultats à long terme, ce qui est notre vision à tous pour l’Ordre, pour les apprentis et pour les métiers spécialisés.


Juillet 2015

J’ai du mal à croire que le neuvième mois de notre examen est déjà arrivé. Nous tentons actuellement de définir l’orientation potentielle des conseils que nous adresserons à l’Ordre et au ministre de la Formation et des Collèges et Universités.

Nos discussions avec les gens de métier, les apprentis, les employeurs, les syndicats et les organismes de formation ont été extrêmement productives. Elles formeront la base de nos conclusions et recommandations.

Pour éclairer le contexte, commençons par énumérer certaines tensions qui existent dans le milieu opérationnel de l’Ordre :

  • L’Ordre remplit simultanément des rôles de sensibilisation et de réglementation et est tenu d’agir dans l’intérêt public.
  • Il existe des tensions évidentes et des différences de point de vue et d’intérêts parmi les intervenants de l’Ordre, selon le rôle qu’ils jouent en tant qu’employeurs, syndiqués, formateurs et membres d’associations et de coalitions de toutes sortes. Ces tensions sont exacerbées par les intérêts, selon les secteurs et sous‑secteurs et les régions.
  • L’histoire de la réglementation des métiers en Ontario est longue, complexe et souvent opaque (cela est également vrai pour l’ensemble du pays).
  • Pour des raisons compréhensibles et souvent justifiées, les organisations syndicales et les employeurs collaborent depuis longtemps avec le gouvernement à la définition des métiers et des exigences de formation, en particulier dans les secteurs de la construction et de l’industrie. Il est donc tout à fait naturel que la négociation collective et les intérêts institutionnels soient étroitement liés à l’évolution des normes régissant la formation, l’apprentissage et les métiers.
  • Enfin, au cours des 35 dernières années, la concurrence s’est intensifiée dans tous les secteurs de l’économie tandis que l’introduction de nouvelles technologies, de nouveaux matériaux et de nouveaux processus de production n’a cessé de s’accélérer. Les intervenants ont des points de vue différents sur les mesures à prendre pour réagir à ces changements.  

Voici l’orientation générale que devrait prendre mon rapport :

Comme je l’ai mentionné auparavant, mes recommandations ne pourront pas satisfaire tout le monde. Elles déplairont en particulier à ceux qui préféreraient me voir conclure que tout fonctionne parfaitement bien et qu’aucun changement n’est nécessaire, de même qu’à ceux qui aimeraient remonter dans le temps jusqu’à la période antérieure à la création de l’Ordre des métiers. 

Disons d’abord que les métiers et l’Ordre pourraient nettement bénéficier d’un processus conçu pour examiner et mettre à jour les champs d’exercice. Nos conseils porteront donc notamment sur les mesures à prendre pour mettre en place un tel processus et sur les éléments qui devraient être dorénavant inclus dans les champs d’exercice. Simultanément, il serait bon d’examiner les possibilités de consolidation et d’émondage des 156 métiers qui sont actuellement inscrits à l’Ordre (dont certains sont inactifs). Parmi les aspects importants d’un tel examen, qui selon moi devrait tirer profit de l’expertise des Conseils de métier de l’Ordre, de groupes industriels et d’autres intervenants, mentionnons les possibilités de mise à jour des descriptions de métier, la définition plus précise des champs d’exercice, les discussions entre les intervenants des chevauchements de leurs champs d’exercice, et la recherche de moyens plus efficaces pour garantir l’actualité des champs d’exercice et des normes de formation.

Pour ce qui est de l’utilisation des champs d’exercice dans le processus d’examen du classement, je considère toujours qu’il serait possible pour les métiers à accréditation facultative de sélectionner des éléments de leur champ d’exercice dans le but d’obtenir l’accréditation obligatoire ou vice versa. Une telle méthode pourrait remplacer l’approche du « tout ou rien » qui est actuellement appliquée aux champs d’exercice dans le processus d’examen du classement. Elle ne diluerait en rien les normes existantes de formation ou d’apprentissage, qui conserveraient toute leur ampleur. J’aimerais souligner ici que cette idée a pour but de conserver l’intégrité des métiers; elle ne vise pas à promouvoir les concepts de « gammes de compétences » ou de « sous-métiers », qui ont soulevé la controverse dans le passé. 

En second lieu, il serait avantageux de s’intéresser au processus d’examen du classement des métiers pour déterminer si l’accréditation doit être obligatoire ou facultative. Ce processus doit être très largement perçu comme étant inclusif, transparent, éclairé par des données probantes et impartial. Ces exigences s’appliquent au processus – c’est‑à‑dire au fardeau de la preuve et au degré de certitude dont disposent les comités décisionnels, de même qu’aux critères qui guident les décideurs – et à la façon dont les décisions sont prises. Je suis en train d’étudier les options possibles dans tous ces domaines, notamment en ce qui concerne la nature des comités décisionnels.

Troisièmement, il y a toujours beaucoup d’intérêt pour le processus maintenant cyclique d’examen des ratios compagnon-apprenti, qui s’applique actuellement à 33 métiers. Comme dans le cas du processus de classement des métiers, nous avons beaucoup appris pendant le premier tour de prise de décisions et il a été généralement admis que ce processus d’examen pouvait être grandement amélioré. Comme point de départ, nous sommes en train d’étudier les origines et les objectifs de ces ratios, de même que le genre de critères qui pourraient le mieux refléter ces objectifs et les résultats attendus. Ce processus doit lui aussi être considéré comme étant inclusif, transparent, éclairé par des données probantes et impartial. Dans ce domaine également, j’examine toutes les étapes du processus de bout en bout, y compris la façon dont les décisions sont prises.

Quatrièmement, nous sommes en train d’examiner les pratiques qui découlent du mandat d’application de la loi que possède l’Ordre. Nous nous concentrons ici sur les activités qui ne sont pas en phase avec des décisions antérieures de la Commission des relations de travail de l’Ontario (CRTO) ou avec des accords antérieurs entre les différentes parties quant à la répartition des tâches sur les lieux de travail. Ces divergences se sont révélées perturbatrices et doivent être résolues.

Il s’agit essentiellement d’un problème qui se limite au secteur de la construction et qui, dans certains cas, est clairement lié aux intérêts historiques entre les organisations syndicales en matière de champs de compétence. Je pense qu’il serait possible de régler ce problème sans entreprendre une refonte complète du mandat d’application de la loi de l’Ordre. Quoi qu’il en soit, la fonction d’application de la loi pourrait profiter de certains conseils des intervenants sur les approches à adopter. D’autre part, il reste beaucoup de travail à faire pour régler les conflits constatés entre les responsabilités de la CRTO et celles de l’Ordre. J’examine plusieurs possibilités, dont celle du rôle potentiel que la CRTO pourrait jouer à l’intersection des activités d’application de la loi de l’Ordre et de ses propres responsabilités quant au règlement des conflits sur les champs de compétence.

Aucun des quatre problèmes décrits précédemment ne pourra se régler simplement et directement. Dans une certaine mesure, tous ces problèmes suscitent des divergences entre ce qui est juste du point de vue de l’Ordre et du public d’une part, et certains intérêts institutionnels profondément ancrés d’autre part.

Je reconnais que mes recommandations ne satisferont pas tout le monde, mais j’envisage cet examen comme un moyen de donner plus de stature et de crédibilité à l’Ordre des métiers de l’Ontario. En ce sens, l’intérêt public et celui des apprentis et des gens de métier devraient être prioritaires. Certes, les intérêts privés et institutionnels sont importants, mais ils ne devraient pas être perçus comme prédominants.


Juin 2015

La fin du mois de juin approche et bientôt toucheront à leur fin nos réunions avec plusieurs centaines d’intervenants de l’Ordre des métiers, des conseils d’industrie représentant plus de 50 métiers et quelques commissions sectorielles. Nous avons beaucoup appris sur les sujets faisant l’objet de notre mandat et avons bénéficié d’une multitude d’idées qui étaieront notre rapport et nos recommandations.

En prenant connaissance de mon cadre de référence, j’avais été frappé par l’attention qu’on m’a demandé de porter au rôle de l’Ordre des métiers à titre d’organisme de réglementation, qui s’ajoute à ses fonctions de défenseur d’intérêts et de promotion de la formation et du perfectionnement professionnel de ses membres.

Alors que nous nous préparons à faire le tri dans tout ce que nous avons entendu, les observations suivantes me semblent pertinentes : premièrement, l’étendue des responsabilités confiées à l’Ordre des métiers est fort unique dans l’univers des ordres professionnels. C’est la raison pour laquelle il est important que la communauté à laquelle s’appliquent les règlements de l’Ordre trouve ses processus transparents, inclusifs et équilibrés. Il nous faudra étudier la question de plus près.

Deuxièmement, l’utilisation des champs d’exercice relatifs aux métiers prend une nouvelle dimension dans le contexte des processus de l’Ordre des métiers. Cet aspect essentiel de l’examen est certainement le plus complexe. Nombre d’intérêts sont associés à cette partie de notre travail, et un élément clé de mes fonctions consiste à étudier la façon dont ces intérêts sont conciliés avec la responsabilité de l’Ordre lui imposant de tenir compte de l’intérêt public.

Troisièmement, je me suis engagé au début de l’examen à faire preuve de transparence à chaque étape dans la façon dont ce travail sera réalisé. Je pense que cet engagement a été honoré. Ensemble, mes billets de mai et de juin soulignent clairement les points sur lesquels je me concentre.

Je peux dire aussi que, comme je m’y attendais, la plupart de nos conclusions et recommandations viendront presque exclusivement des observations qui nous été fournies par écrit (disponibles sur ce site Web) et lors des réunions qui en ont découlé. Selon moi, personne ne sera surpris lorsque je présenterai nos recommandations. Dans le même temps, quand on veut résoudre des questions aussi complexes qui se recoupent avec des intérêts profonds et souvent contradictoires, on ne peut pas faire que des heureux (et cela ne fait pas partie de mon mandat!). Cependant, il est clair, d’après les nombreuses discussions constructives que nous avons eues avec les intervenants judicieux du secteur, qu’ils le comprennent bien.

Dans mon prochain billet, j’espère être en mesure de présenter des idées plus précises au sujet de la voie à suivre et même d’éventuelles recommandations.

En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous de passer un très bel été.

Tony Dean


Mai  2015

Notre équipe d’examen est sur le point de conclure les consultations. Nous continuerons cependant à rencontrer des particuliers et des organismes tous les jours pendant les deux prochaines semaines. Au cours des consultations que nous avons menées, nous avons recueilli des conseils et des renseignements sur lesquels nous pourrons fonder notre réflexion ainsi que le rapport que nous présenterons au ministre et au président du conseil des gouverneurs de l’Ordre des métiers de l’Ontario. Dans le cadre de l’examen, nous avons recueilli les témoignages de plus de 300 particuliers et représentants d’organismes et de 40 conseils de métiers représentant plus de 50 métiers relevant des quatre secteurs visés par le mandat de l’Ordre. 

Nos déplacements dans toute la province nous ont permis d’entendre les témoignages de particuliers et d’apprentis exerçant un métier spécialisé, d’employeurs dirigeant de petites et de grandes entreprises, d’organismes de formation, de syndicats et d’associations industrielles.

Ils ont tous souligné le rôle important que joue l’Ordre pour promouvoir les métiers et en rehausser l’image et pour en simplifier l’accès aux personnes intéressées à devenir apprentis. 

Nous avons constaté un grand nombre de préoccupations au sujet du processus de classement visant à déterminer si un métier est classé comme métier à accréditation obligatoire ou facultative. Voici un aperçu des aspects abordés : fardeau, échéancier, inclusion, rôle et utilisation des preuves, utilité des critères existants pour les décideurs et composition des membres du comité décideur. 

L’utilisation des champs d’exercice dans le processus de classement des métiers spécialisés a aussi fait l’objet de discussions animées et il en est ressorti qu’on pense généralement que bon nombre des champs d’exercice sont désuets et que les formats sont incohérents et gagneraient à être examinés en profondeur. 

Il existe quelques inquiétudes au sujet du processus en place pour examiner les ratios de formation, notamment le nombre d’apprentis par rapport au nombre de compagnons, mais ceci varie en fonction du secteur et de la région. Tout comme pour le processus d’examen du classement, l’utilisation de preuves ainsi que les critères existants permettant de prendre des décisions semblent être des sujets de préoccupation. 

Il a aussi été question des activités d’application de l’Ordre concernant les métiers à accréditation obligatoire. Dans certains cas, le champ d’exercice qui est le fondement de l’activité d’application est en conflit avec les décisions prises par la Commission des relations de travail de l'Ontario dans les conflits portant sur la compétence et l’affectation du travail entre les syndicats ou entre un syndicat et un employeur. Selon notre mandat, nous devons formuler des recommandations sur cette question. 

Nous consacrerons les prochaines semaines à l’analyse et à l’élaboration de solutions possibles. Dans la deuxième moitié du mois de juin, nous commencerons à faire connaître nos premières réflexions sur certains aspects de notre mandat. Nous mettrons de l’avant d’autres idées en juillet et en août.  

Je tiens à remercier les nombreux groupes et particuliers qui ont participé à l’examen et j’attends avec intérêt de poursuivre nos travaux dans les prochains mois.    

Tony Dean


 

Avril 2015

Cela fait bientôt six mois que nous recueillons les commentaires d’apprentis, de gens de métier, d’employeurs, de syndicats, d’organismes de formation et d’autres intervenants. Nous apprenons de nombreuses choses et nous commençons à mieux cerner la nature complexe d’un certain nombre d’enjeux dont il est question dans notre mandat. Nous commençons également à former des idées sur des façons de les aborder.

J’écris le présent aperçu de Sudbury,  après une semaine de discussions fructueuses, dans la lignée de celles auxquelles nous avons participé à Thunder Bay, avec des personnes qui souhaitaient s’entretenir avec nous de vive voix à la suite de leur soumission écrite, recueillie dans le cadre de ce processus d’examen. Ces discussions suivent de près des réunions qui ont eu lieu la semaine dernière à Sarnia, à Hamilton, à London et, avant cela, à Kingston et à Ottawa. C’était un vrai plaisir de prendre connaissance du point de vue de personnes qui vivent et travaillent dans différentes régions de l’Ontario où elles doivent relever des défis singuliers. D’ici la fin de cette semaine, nous nous serons entretenus avec plusieurs centaines d’organismes et de particuliers aux quatre coins de la province. Nous prenons connaissance de nouveaux éléments de réflexion chaque jour et cette phase d’écoute se poursuivra encore pendant plusieurs semaines. Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont fait part de leurs commentaires en personne ou par écrit. Nous serons heureux de poursuivre notre travail au cours des semaines à venir.

Cordialement,
Tony Dean


 


Mars 2015

Notre examen prend progressivement de la vitesse. Pendant la phase des consultations présentées par écrit, qui s'est terminée le 13 mars, nous avons reçu 107 mémoires exposant les observations de particuliers, d'employeurs et de syndicats de métier ou d'industrie, d'entreprises indépendantes, de fournisseurs de formation et de conseils de métier.

Nous avons constaté une répartition égale des mémoires entre la région du grand Toronto et les autres régions de l'Ontario. La majeure partie des mémoires provient du secteur de la construction.

Je prends actuellement connaissance de ces mémoires, qui contribuent à apporter des réponses directes aux questions posées dans le guide de consultation. C'est en particulier le cas des nombreux mémoires qui décrivent l'esprit et la forme de certaines questions et possibilités soulevées par mon mandat. Ils sont également riches en idées et possibilités éventuelles en vue d'améliorer les activités de l'Ordre des métiers qui s'inscrivent dans notre champ d'action. Merci à toutes les personnes qui ont présenté des mémoires.

Au cours de ces dernières semaines, je me suis entretenu avec autant de conseils de métier que possible; d'autres rencontres sont prévues dans les semaines à venir. Dans la structure de gouvernance de l'Ordre, ces conseils jouent un rôle important qui sera amené à se renforcer avec le temps. Les conseils nous ont généreusement accordé leur temps et n'ont pas hésité à nous renseigner et à nous conseiller. J’ai ainsi pu entendre aussi les points de vue des secteurs des services, de l'industrie, de la force motrice et de la construction, tous représentés à l'Ordre des métiers. De plus, les membres des conseils de métier reflètent la diversité des perspectives régionales.

Je découvre bien vite beaucoup de choses. Le monde des métiers a une histoire longue et complexe et se compose de nombreux éléments dynamiques et étroitement interconnectés, dont beaucoup s'inscrivent dans mon mandat. Compte tenu de cette complexité, il est indéniable que l'Ordre des métiers, son conseil d'administration, son directeur général et son personnel ont accompli un travail remarquable en mettant en place le premier Ordre des métiers du Canada.

Les mémoires que j'ai lus jusqu'à maintenant ont en commun de manifester l'intérêt de voir le développement et la réussite de l'Ordre, même si l'on constate une diversité saine d'opinions quant à ce que cela signifie et à la manière d'y parvenir.

Il apparaît aussi clairement que les auteurs des mémoires jugent qu’il est important de réaliser un examen à l'heure actuelle, et que les intervenants de l'Ordre et les conseils de métier sont prêts à y participer activement. Cela m'encourage, car, comme je le dis depuis le début, mon rapport s'appuiera dans une large mesure sur l'expertise et les conseils de l'Ordre, ainsi que des nombreux particuliers et organismes qui forment sa communauté d'intérêt au sens large.

Les consultations régionales en personne démarreront le 9 avril à Kingston. Nous nous rendrons ensuite à Ottawa, à Hamilton, à London, à Sarnia, à Thunder Bay, à Sudbury et dans la région du grand Toronto. Je serai heureux de discuter davantage avec les personnes qui ont présenté des mémoires et de découvrir les perspectives régionales quant au travail considérable à venir.

Cordialement,
Tony Dean

 



Février 2015

Voici ma deuxième mise à jour sur l’examen. Je continue de recevoir des commentaires des groupes d’intervenants, principalement des questions sur la portée de l’examen et sur le processus de participation. Les réponses à beaucoup de ces questions se trouvent dans le guide de consultation, affiché sur ce site à la mi-janvier.

À la fin de la phase des consultations présentées par écrit, qui se termine le 13 mars 2015, je me rendrai dans plusieurs villes de la province pour écouter les personnes qui désirent apporter des précisions à leurs observations écrites. Ces consultations auront lieu au mois d’avril dans les villes suivantes : Kingston, Ottawa, Hamilton, London, Sarnia, Sudbury, Thunder Bay et Toronto (et probablement dans cet ordre). Certaines personnes ont fait valoir qu’il serait important que j’aille dans de plus petites villes de l’Ontario; j’étudie les possibilités de le faire dans le contexte de nos déplacements.

Il y a eu des débats très animés sur la conception et le fonctionnement de l’Ordre des métiers de l’Ontario, et il est clair que beaucoup de particuliers et d’organismes tiennent beaucoup à exprimer leurs pensées et à fournir leurs conseils pendant cet examen. Je me réjouis de cet état de fait car je compte sur ces consultations pour m’informer davantage, et j’ai accepté mon mandat en ayant l’esprit ouvert. Je m’appuie sur l'expertise et l’expérience des intervenants de l’Ordre (gens de métier, employeurs, associations professionnelles et syndicats), de l’Ordre lui-même et du gouvernement. Par ailleurs, j’ai commencé à rencontrer certains conseils de métier qui jouent un rôle important dans la structure de gouvernance de l’Ordre.

Nous sommes encore au tout début de ce processus et j’écoute et j’apprends avec intérêt à mesure que nous progressons. Je ne sais pas encore où cet examen nous conduira, mais mon point de départ est que l’ Ordre existe et nous voulons tous que tant lui que ses processus fonctionnent avec efficacité et efficience pour servir les métiers et le public. C’est dans cette optique que je mène l’examen.

Je serais heureux de lire vos observations écrites, de vous rencontrer au mois d’avril et d’engager des discussions que nous poursuivrons par la suite.

 

Tony Dean

 


Décembre 2014

Voici un bref aperçu de mes activités depuis ma nomination comme examinateur à la fin octobre de cette année. Tout d'abord, je tiens à remercier les nombreuses personnes et organisations qui m'ont envoyé des messages de soutien et qui ont fait valoir les mérites d'effectuer un examen en ce moment.

Au début du mois de novembre, j'ai communiqué avec plus d'une trentaine de groupes d'intervenants de l'Ordre des métiers dans toute la province et ai depuis répondu à des demandes de renseignements de plusieurs autres. Je constate un grand intérêt pour mon mandat et les processus que j'emploierai pour faire participer les intervenants de l'Ordre à l'examen, tout comme pour mon calendrier de travail.

Le plan de travail pour l'examen sera affiché sur ce site Web dans les prochains jours. Il exposera en détail les activités planifiées pour les 11 prochains mois et donnera une bonne idée de la marche que nous suivrons.

Le guide détaillé de consultation sera affiché sur ce site Web en janvier 2015. Il fournira des renseignements généraux sur l'Ordre et sur mon mandat et sollicitera des réponses écrites à plusieurs questions. Une fois qu'il sera publié, ceux qui souhaitent soumettre des observations écrites disposeront de 6 à 7 semaines pour le faire.

Ensuite, au printemps 2015, il y aura des consultations régionales en personne (probablement en mars et avril). Des renseignements détaillés, y compris les lieux de ces rencontres, seront affichés prochainement sur ce site Web.

J'ai fait parvenir le présent aperçu de mes activités au bureau du ministre de la Formation et des Collèges et Universités, l'honorable Reza Moridi, au conseil d'administration de l'Ordre et aux députés provinciaux des partis de l'opposition à Queen's Park qui ont exprimé leur intérêt pour l'examen.

Je publierai des mises à jour de ce type toutes les 6 à 8 semaines.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes.


Tony Dean

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